Un film sur l’amour noir, qui finit malheureusement par s’éclaircir.

J’aime le ton donné au film, notamment par Gaspard Proust, jeune comique que j’apprécie énormément.
Le film ne suis pas vraiment le cadre « normal » du genre. Effet provocato-rebelle bobo ou simple envie de changement, je m’en fous. Les regards caméras, quand c’est bien fait, j’aime bien, ou du moins ça ne me gène pas. Et là, on est presque dans une pièce de théâtre avec tous les apartés…
Le sujet, et l’angle pris pour le film est vraiment plaisant, pour moi. Ce pessimisme exacerbé de l’amour. Ce nihilisme de l’affectif est somptueux, car magnifiquement violant. Le film regorge de petites phrases acerbes sur l’amour, à l’image du travelling « d’intro », et aussi de petits mots d’amour qui n’en sont pas.
J’apprécie également le double sens que prend parfois le scénario. L’exemple le plus flagrant est la chanson dans le restaurant chinois…

Le casting est assez plaisant, la bande de bobo-intello, Joey Starr, les seconds rôles, les personnages sont bien trouvés et interprétés de manière convaincante.
Bien sur, le film a quelques longueurs, tombe parfois dans la facilité, et dans les carcans de la comédie romantique, ce qui a mon goût entache un peu le film. J’aurais préféré voir un salaud tout le long du film. Cette fin semi-sentimentale que Beigbeder essaie de sauver par un effet que l’on commence à avoir l’habitude de voir, mais qui est malheureusement gâché par le générique, qui casse le « mystère »…

Ce film me donne l’impression de retourner en enfance, quand après plusieurs jours de neige, les transports scolaires ne pouvant circuler nous avions un peu de vacances supplémentaires et que le soleil revenait finalement… Tout commence très bien, mais au final on est un peu déçu, car le méchant devient gentil et que tout le monde survit.

 

Prenons ce petit trio. Parfaite caricature d’un regroupement de mecs avec un fort passage féminins. Discussions débiles et blagues douteuses. Eh bien ça, c’est le côté du film qui me plaît, avec le côté désabusé du personnage de Proust…

Et il y a des scènes terribles. La querelle à l’enterrement, les scènes de « couples » avec Lambert et Bel. La faim du Jaguarr. Enfin voilà, la fin vous rendra peut être plus heureux, il ne faut pas pour autant oublier le reste du film  » l’amour est un combat perdu d’avance « 

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Publié le 15/08/2012, dans Cinéma, Critiques. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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